Aux quatres coins du monde, ça s'agite. ça grouille de toutes parts, ça donne l'illusion d'une vie. Dans cette fourmillière, tous s'oublient dans un infini marathon, tous tentent désespérément de rattraper le temps, tous cherchent l'issue d'un parcours sans avenir, tous disparaissent à tour de rôle, aspirés par leur propre inquiétude. tous, sauf elle. elle, si frêle et si légère, assise au bord de l'univers, l'âme égarée dans les airs, sur un nuage, en solitaire. elle n'a jamais su poser un seul de ses deux pieds à terre, mais elle est loin d'être terre à terre. l'essentiel est unique, elle l'a bien compris, c'est ainsi qu'elle attend. mais chaque jour devient plus pesant .
Ne volez pas mon texte. C'est tout ce qu'il me reste d'un avenir prometteur et d'une vie sans étoiles.